Déclaration conjointe des ministres des Affaires étrangères du Royaume-Uni et de France sur les incendies de forêt et l'action contre le changement climatique
Le Royaume-Uni et la France se sont engagés à renforcer la coopération pour anticiper, prévenir et répondre aux risques liés au climat, en particulier les incendies de forêt, et ont appelé à une action internationale accrue pour lutter contre le changement climatique et renforcer la résilience.
Dans le contexte des incendies de forêt et des vagues de chaleur sans précédent que l’on connaît à travers l’Europe à la suite de la crise climatique mondiale, le ministre des Affaires étrangères, Ed Miliband, et le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, réaffirment leur détermination commune à faire face à cette menace. Les deux ministres affirment que les incendies de forêt de cet été ont démontré les risques que le changement climatique représente pour l’Europe et appellent tous les pays à intensifier leurs efforts pour s’attaquer à ses causes tout en renforçant leur résilience face à ses effets.
S’appuyant sur la Déclaration d’intention sur les questions mondiales et le développement entre le Royaume-Uni et la France signée en 2025, ils s’engagent à renforcer la coopération pour anticiper, prévenir et répondre aux risques liés au climat, en particulier les incendies de forêt, ainsi qu’à approfondir la coordination via leur partenariat plus large sur le climat et l’environnement, y compris par des forums multilatéraux.
Reconnaissant que les impacts croissants du changement climatique ne connaissent pas de frontières, le Royaume-Uni et la France travailleront ensemble pour faire avancer les efforts internationaux en matière de résilience climatique, notamment par des mesures d’adaptation renforcées, une préparation accrue et une réduction des risques, ainsi que des réponses coordonnées aux menaces affectant notre environnement, notre sécurité et notre prospérité communs.
Les deux ministres réaffirment leur engagement à protéger toutes les populations vulnérables grâce aux systèmes d’alerte précoce et à l’initiative CREWS comme principal vecteur pour concrétiser l’ambition du Secrétaire général de l’ONU d’une couverture universelle d’alerte précoce à travers des alertes anticipées pour tous. Ils s’accordent sur l’importance de promouvoir des cadres d’investissement qui facilitent la finance durable, l’innovation et la compétitivité, et reconnaissent le rôle clé des institutions financières internationales, des banques multilatérales de développement et de la mobilisation du financement privé dans la canalisation des investissements et le soutien à l’action climatique.
Ils reconnaissent que lutter contre les causes et les conséquences du changement climatique est essentiel pour protéger la sécurité, la stabilité et la résilience de nos sociétés pour les générations futures et nous soutiennent aujourd’hui alors que nous sécurisons nos approvisionnements énergétiques et faisons face au coût de la vie.
À un moment de risque climatique croissant, les deux ministres réaffirment leur soutien à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, à l’Accord de Paris et à ses objectifs de température. Ils se souviennent de leur détermination à défendre le rôle de la science, en tant que boussole de l’action climatique et environnementale mondiale, et soulignent l’importance du septième rapport d’évaluation du GIEC comme contribution essentielle au deuxième bilan mondial.
Les deux ministres appellent toutes les parties, conformément à leurs obligations en tant que membres de l’Accord de Paris, et en particulier les principaux émetteurs, à publier leurs contributions déterminées au niveau national (NDC) alignées sur l’objectif de température de 1,5°C, couvrant tous les secteurs et les gaz à effet de serre, et contribuant à la transition vers l’abandon des combustibles fossiles, tel qu’adopté lors du premier bilan mondial à la COP28. Ils soulignent la nécessité de renforcer les synergies entre les trois Conventions de Rio et s’engagent à continuer de travailler ensemble pour des marchés carbones à haute intégrité qui pourraient, entre autres, débloquer des investissements à long terme pour la nature et la biodiversité.
Les deux ministres réaffirment leur engagement à continuer de travailler ensemble pour encourager tous les principaux émetteurs à atteindre leur objectif climatique intérieur et leur stratégie de développement à faible émission de carbone à long terme, et s’efforcent d’en faire davantage. S’appuyant sur l’appel à l’action du Secrétaire général de l’ONU sur le méthane lancé lors de la Semaine d’action climatique de Londres, ils chercheront à accélérer la réduction des émissions de méthane lors de la COP31, en encourageant toutes les parties à travailler ensemble pour développer un marché des combustibles fossiles avec une intensité proche de zéro méthane.